03.07.2007
A ma fille
Face d'or aux pétales noirs- sur le ciel blanc de l'oreiller- toi, mon tournesol inversé- lueur offerte à la mémoire- De tous ceux qui avec Amour- te voient au miroir de mes rimes- soleil de chair- fleur sublime- ou se confondent joue et jour- Fus-je Latone à son palmier- Enfantant ce divin prodige? Du sol au soleil une tige- un corps- un visage-un brasier- qui s'endorment au creux d'un lit- sommeil d'astre crépusculaire- auréolée de sa crinière- pétales noires de la nuit- INCA
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Tristan et Yseult
Sur la plage mouillée des larmes de la vague- Tristan se meurt- là bas s'embrume l'horizon, et lentement aussi s'embrume sa raison- Tristan se meurt- il tremble et son ame divague- Il revoit le jardin ou traine une ombre vague- Yseult entre ses bras, l'ultime pamoison- Des corps extasiés.. Le roi... la trahison, la fuite.. leur sommeil aux cotés d'une dague- Ils étaient purs- peut-on s-opposer au destin? Viendra t-elle? Tristan voit blanchir au lointain- la voile de l'Amour qui s'approche- s'incline- l'enveloppe mourante en ses embrassements- de leurs lèvres soudées, fleurit une aubépine- a l'haleine embaumèe d'Yseult et de Tristan. INCA
11:40 Publié dans texte et poesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tristan et yseult, 1998
02.07.2007
Pour un pastel flamboyant
Tressaillement de la pierre enivrée de chaleur- Elle accouche d'un Etre galopant sous des yeux de cendre sans visage- hémorragie du feu originel dans la matrice des cratères- tonnerre de celui qui nait- acclamé par la foudre- placenta fécond souleveur de montagnes- Terre, lave cet enfant sous la douche dorée des météorites- avant qu'il ne se noie dans les ruisseaux noirs des basaltes ou rugissent les fauves au pelage de soufre- Quelque déesse réside dans la fournaise pour prendre sur ses genoux cette explosion d'homme: Noir, imbibé de naphte et de bitume que quelque mer morte injecta dans les veines saturées de son sang flamboyant- bouclé de scories- ongulé de gemmes à peine refroidies- langé d'énergies arrachées au coton des nébuleuses- Il bondit- il jaillit- il salue le soleil qui écrase sur les dalles cristallisées des continents, la fleur rayonnante de son disque- Père qui l'engendra de son pénis de feu dans les entrailles ouvertes de la planète molle- Homme de flamme, première ébauche de la chair- reviens pour répandre ta lumière vierge de manipulations sur l'horizon de nos consciences fumeuses- qui ont abatardi ton premier galop triomphant dans leur course vaine éparpillée aux mille coins de leurs désirs. INCA
13:15 Publié dans texte et poesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pastel, flamboyant


